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Lait It Be
Podcast LAIT IT BE - script
“musique jingle”
Mathias :
Bienvenue dans notre podcast “LAIT IT BE”. Aujourd’hui, on plonge dans une question que beaucoup de gens se posent de plus en plus : faut-il arrêter de boire du lait ? Vous découvrirez, Asma, qui est un peu perdue sur le sujet, et ses deux amis/e/s qui essaient de l’aider : Éloïse, convaincue qu’il faut laisser tomber le lait, et Noé, qui le défend corps et âme. Alors, le lait : aliment indispensable ou habitude à zapper ? Vous saurez tout !
“Musique jingle”
Asma :
Bon, les gars… J’ai lu un truc hier sur Instagram : apparemment, le lait, c’est carrément mauvais pour la santé et pour la planète. Du coup, je me demande… Est-ce qu’on doit vraiment en boire ?
Éloïse :
Oh, Asma, bienvenue dans le club des sceptiques ! Tu sais que 75 % des adultes dans le monde sont intolérants au lactose ? Ton corps te dit peut-être déjà d’arrêter sans que tu le saches !
Noé :
Ah, mais attends, Éloïse, tu ne vas pas déjà tout casser. Le lait, c’est une source essentielle de calcium et de protéines pour beaucoup de gens. Arrêter, ce n'est pas si simple que ça.
Asma :
OK, calmez-vous. Pourquoi c’est devenu un sujet aussi polémique, d’abord ?
Mathias :
C’est une bonne question.. Si aujourd’hui, on parle autant du lait, c’est parce qu’il est au centre de nombreux débats. Écoutons un extrait pour poser le décor.
[extrait micro-Moho:
Cécilia: “Est-ce que vous achetez du lait et dans quel but?”
X: “Alors j’achète du lait, oui pour le matin dans mon café et aussi pour cuisiner “
Y : “J’aime pas le lait”
Z:”Alors le trois quart du temps du végétal, donc lait d’avoine, lait d’amandes majoritairement. Et une demie-bouteille de lait de vache”
T : “Surtout pour le petit-déjeuner, et j’ai arrêté depuis que ça me donne mal au ventre et je suis passé sur des laits végétaux, genre lait d’amande, lait de soja : des trucs un peu de bourgeois.”]
Asma :
OK, alors Éloïse, pourquoi arrêter ?
Éloïse :
Simple : le lactose, ce n'est pas fait pour les adultes. On n’est pas censés digérer ça après l’enfance. Résultat ? Ballonnements, problèmes de peau, et pour certains, un risque inflammatoire accru.
Noé :
Oui, sauf que tout le monde n’est pas intolérant. Ceux qui digèrent bien le lait en tirent plein de bénéfices : calcium pour les os, vitamines D et B12. Et Asma, imagine : arrêter, c’est aussi se priver de yaourts et de fromages, qui sont bons pour la flore intestinale.
Asma :
Hmm… mais le calcium, je ne peux pas le trouver ailleurs ?
Éloïse :
Bien sûr, dans des amandes, des brocolis ou des laits végétaux enrichis. Pourquoi dépendre d’un produit animal alors qu’on a des alternatives ?
Noé :
Parce que ces alternatives coûtent cher et elles ne sont pas aussi accessibles pour tout le monde.
Mathias :
Hmm, un point chacun. Parlons bien-être animal maintenant. Peut-on vraiment consommer du lait tout en respectant les animaux ?
[Extrait président de l’ AVF :
“Concernant le lait, je pense qu’il faut inclure le lait dans ce qu’on entend à propos de la viande rouge, qui est maintenant un message qui est bien passé je pense, c’est-à-dire une production qui n’est pas viable; et qu’il ne faut pas hésiter à remplacer les laits animaux par des laits végétaux parce qu’on a tout a y gagné !”]
Mathias :
Mais attention, ce n’est pas l’avis de tout le monde..
[extrait audio industrie ASMA]
Ingénieur : Absolument, le bien-être animal est un critère fondamental dans notre production. Nous savons que des problèmes comme les mammites ont un impact
direct sur la santé des vaches et donc sur la qualité du lait. En tant qu'industrie, nous faisons tout notre possible pour adopter des pratiques qui minimisent ces risques. On a tendance à diaboliser les industries, mais il faut comprendre que nos standards sont souvent bien plus stricts que ceux observés dans certaines exploitations agricoles individuelles.
Asma :
Aussi, je vois souvent des vidéos chocs sur les fermes. Qu’est-ce qui se passe vraiment ?
Éloïse :
Asma, pour produire du lait, une vache doit avoir un veau. Mais dans beaucoup d’élevages, on lui enlève son petit peu après la naissance pour récupérer le lait. C’est super stressant pour la mère et le veau.
Noé :
Oui, mais ça dépend des pratiques. En France, certains labels comme le bio ou le Label Rouge garantissent de meilleures conditions : les veaux restent parfois plusieurs semaines avec leur mère.
Éloïse :
Même dans ces cas, Asma, les vaches sont inséminées artificiellement chaque année pour produire, et à 5 ou 6 ans, elles sont envoyées à l’abattoir. Alors que dans la nature, elles pourraient vivre 20 ans.
Asma :
C’est dur à entendre. Donc, arrêter le lait, c’est aussi une question de respect pour les animaux ?
Mathias :
C’est une question de choix et de valeurs. À chacun de trancher. Et maintenant est-ce que le lait est un problème écologique ? C’est ce que disent de nombreuses études. Écoutons un extrait.
[
L’industrie laitière elle est connue pour polluer et du coup ça peut être assez mal vu tout ce qui est lait etc. et du coup je pense que c’est surtout ça en fait, avoir une bonne image de l’industrie laitière et là comme maintenant je suis chez *** ils mettent vraiment une part importante là-dessus sur le fait de produire des produits sains à base de lait et essayer de redorer l’image de l’industrie laitière.
]
Éloïse :
Voilà. Les vaches produisent du méthane, et l’industrie laitière consomme énormément d’eau. Si on veut sauver la planète Asma, il faut diminuer notre consommation de produits d’origine animale.
Noé :
OK, mais tu oublies que les alternatives végétales comme les laits d’amande ou d’avoine demandent aussi beaucoup d’eau et d’énergie à produire. Et puis, en France, on a des élevages locaux et des filières plus responsables qu’ailleurs.
Asma :
Mais alors, ça revient à quoi ? À choisir le moins mauvais ?
Éloïse :
Exactement, mais si tu veux un impact moindre, c’est clair : le végétal l’emporte.
Noé :
Je ne suis pas d’accord. Ce qu’il faut, c’est consommer mieux, pas forcément arrêter. Acheter local et bio peut aussi être une solution.
Mathias :
Pas faux, le lait c’est aussi une question culturelle et de plaisir.
Noé :
Mais Asma, si tu arrêtais, qu’est-ce qui te manquerait le plus ?
Asma :
Honnêtement ? Le fromage. Le lait dans mon café aussi. Ça fait partie de ma routine.
Noé :
Et c’est là que ça devient intéressant : le lait, ce n'est pas qu’un aliment, c’est une tradition. Pense à nos terroirs, à l’histoire de l’agriculture française. Si on arrête, on perd aussi tout un pan de notre patrimoine.
Éloïse :
Mais est-ce qu’on doit vraiment garder une tradition qui coûte si cher à la planète et qui, au final, est un produit non indispensable ?
Mathias :
Aïe, la question qui tue: tradition ou modernité ?
[Extrait agriculteurs laitiers:
“Il y a des systèmes différents, chaque système à ses avantges et ses inconvénients et après tout se fait en fonction de la philosophie des exploitants. Qu’est-ce qu’ils attendent et qu’est-ce qu’ils cherchent derrière. Estc-ce qu’ils veulent se dégager du temps, ne pas avoir cette astreinte de la traite. Si un jour ils ne veulent pas se lever a 6 heures du matin, et qu’ils vuelent se lever à 10 heures; c’est bon il y a le robot qui s’en occupe. Je vulgarise maos tu es toujours obligé d’avoir une astreinte. Chaque exploitant et chaque exploitations est différentes]
Noé :
Alors, Asma, après tout ce débat, tu fais quoi ?
Asma :
Hmm… Je vais tenter un compromis : passer au lait végétal pour le café, mais garder les fromages. Et peut-être essayer de réduire la quantité, pour voir.
Éloïse :
C’est déjà une belle avancée !
Noé :
Et si tu veux rester dans le local et artisanal, je connais un super producteur de fromages bio.
Asma :
OK, je prends l’adresse !
Mathias :
Et vous, chers auditeurs ? Réduire, arrêter ou continuer à consommer du lait ? Dites-nous ce que vous en pensez et partagez vos idées. Merci de nous avoir écoutés et à bientôt dans “LAIT IT BE”.
“musique jingle”